J'ai testé pour vous : John Carter

Etats-​​Unis, fin du 19ième siècle…

John Car­ter « ancien » mili­taire, s’est recon­verti en ermite soli­taire afin de cher­cher de l’or. Rat­trapé par l’armée qui ne sou­haite pas lais­ser en jachère un si bon élé­ment, il se retrouve lors d’un com­bat «  télé­gra­phié  » dans un lieu inconnu, Bar­soom (Mars).

Là, il devra d’abord réap­prendre à contrô­ler son corps dont la phy­sio­no­mie est inadap­tée à la gra­vité de cette pla­nète. Il est comme un enfant qui apprend à se mettre debout puis à mar­cher. Révé­lant au fur et à mesure un poten­tiel sur­hu­main : saut gigan­tesque, grande résis­tance, force décuplée.

C’est d’ailleurs comme un enfant qu’il est récu­péré par les Tharks (mar­tiens verts), race huma­noïde dotée de 4 bras et de défenses. Il sera donc « élevé » et sou­mis au même rite ini­tia­tique que les jeunes larves Tharks.

Il va alors être pro­pulsé de plein fouet dans le conflit san­glant oppo­sant les deux der­nières nations des mar­tiens rouges : la citée mobile de Zodanga et le roc d’Hélium. Les Tharks quant à eux pré­fé­rant parier sur la vic­toire de l’un ou de l’autre.

Une étrange arme appe­lée « neu­vième rayon », donné par les « Therns » à Sab Than (roi de Zodanga) a fait tour­ner récem­ment l’avantage à ce der­nier. C’est avec cette assu­rance qu’il pro­pose au roi d’Hélium d’unir leurs deux nations par un mariage : la prin­cesse d’Hélium Dejah Tho­ris doit se sacrifier…

Ma cri­tique :

Avec ses décors arides, et une 3D bien maî­tri­sée, le film est plai­sant visuel­le­ment. Une atten­tion par­ti­cu­lière a été mise sur l’opposition des deux nations par le style et les cou­leurs des cités, habits et vais­seaux — le rouge guer­rier s’opposant au bleu aérien.

Les vais­seaux volants, libel­lules de métal fonc­tion­nant à l’énergie solaire et le « neu­vième rayon » semblent être les seules avan­cées tech­no­lo­giques. Les com­bats se pas­sant prin­ci­pa­le­ment à l’arme blanche (pour mon plus grand plaisir ^^).

Enfin le scé­na­rio est bien ficelé, nous emme­nant dans dif­fé­rents lieux de Bar­soom tout en dis­til­lant au compte-​​goutte les infor­ma­tions néces­saires à la com­pré­hen­sion de l’intrigue –que ce soit sur Bar­soom ou sur Terre — et des moti­va­tions des protagonistes.

Le choix de ce film pour une pre­mière cri­tique n’est pas ano­din, avec du recul et après avoir recom­mencé l’article plu­sieurs fois je me suis rendu compte de quelque chose. Une chose qui ne m’avait pas frappé au début, mais que le recul et le temps a fait germé.

Épique…c’est le mot qui me vient à l’esprit, de rebon­dis­se­ments en scènes d’actions et de moment léger à des pas­sages plus sombres, ce film est un excellent divertissement.

Mon seul regret viens de la bande-​​son qui ne m’a pas mar­qué, mais sur­tout que le suc­cès com­mer­cial n’a pas été au rendez-​​vous et donc qu’une suite est for­te­ment compromise.

Le mot de la fin :

J’ai testé pour vous John Car­ter est j’ai vrai­ment aimé ! Cer­tai­ne­ment pas le film de l’année, mais sûre­ment une excel­lente sur­prise, je vous le recommande.

John Car­ter prendra-​​t-​​il part à ce conflit ? Pourra il à lui seul faire pen­cher l’issu de l’histoire de toute une pla­nète qui semble déjà écrite ? Et qui sont ces « Therns » alliés de Zodanga et émis­saire de la déesse Issus ?

Je vous laisse le décou­vrir par vous même ;).

Autour du film :

Tiré du roman «  Une prin­cesse de Mars  » de  Edgar Rice Bur­roughs (auteur de Tar­zan), John Car­ter est le pre­mier film réa­lisé par Andrew Stan­ton, habi­tué au long métrage d’animation : Némo et Wall-​​E.

Bonus :

Pour ter­mi­ner les choses amu­santes et anec­do­tiques, atten­tion spoiler ;)

  • L’apprentissage de John Car­ter à son arri­vée sur Barsoom
  • La façon dont John Car­ter acquière la pos­si­bi­lité de par­ler avec les habi­tants de Barsoom
  • Wula le « chien » de John Car­ter, com­plè­te­ment speed
  • Le run­ning gag sur « Virginie » ^^

Par Shinji
Catégorie : Films
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